Il n’est pas rare de voir des jardinier·ère·s découragé·e·s par leurs terrains ou balcons ombragés, pensant qu’il est impossible de créer un jardin fleuri.
Il est vrai que la plupart des fleurs ont besoin de soleil direct tels que les échinacées, les coréopsis lancéolés ou les asclépiades. Mais tout n’est pas perdu, car il existe bien des fleurs qui tolère, ou même qui adore l’ombre, autre que les hostas ou les fougères.
Voici notre sélection de dix fleurs, indigènes, vivaces, et pollinisatrices qui mettront de la couleur dans votre jardin.
1. La tiarelle cordifoliée
Parmi les incontournables du jardin d’ombre, les tiarelles cordifoliées se démarquent par leur facilité d’entretien. Cette plante indigène que l’on trouve couramment dans les boisées du Québec, apprécie les milieux frais et ombragés. Lors de sa floraison en mai-juin, ce couvre-sol illumine les zones ombragées par ses fleurs blanches en forme de flocons de neige.
2. Gingembre sauvage
Le gingembre sauvage est un magnifique couvre-sol, au feuillage en forme de cœur. Sa floraison discrète, survient en : des fleurs aux formes particulières, cachées sous ses feuilles.
Cette plante, aussi appelée Asaret du Canada, a un goût de gingembre. Toutefois, comme il s’agit d’une espèce vulnérable, il est préférable de ne pas le cueillir. Cette vivace, reconnue pour ses usages traditionnels, notamment pour soulager des problèmes respiratoires, s’épanouit particulièrement bien à l’ombre ou à la mi-ombre.
3. Sanguinaire du Canada
La sanguinaire du Canada doit son nom au latex rouge présent dans sa racine. Par le passé, cette sève était utilisée par les Premières Nations pour se peindre le corps et le visage. Cette vivace indigène est l’une des premières fleurs à apparaître au printemps, ce qui en fait une alliée précieuse pour les pollinisateurs en début de saison. Sa fleur, blanche au coeur jaune, se referme tous les soirs jusqu’a sa pollinisation. Comme il s’agit d’une plante vulnérable au Québec, sa cueillette est interdite. Bien adaptée aux milieux ombragés ou mi-ombragés, la sanguinaire est une plante idéale dans son jardin d’ombre.
4. Ancolie du Canada
Cette plante indigène est une des premières à fleurir dans les jardins. Composé d’un dégradé rouge et jaune, les fleurs de l’ancolie du Canada ont une allure de clochettes délicates. Particulièrement appréciée des papillons, colibris et autres pollinisateurs, elle est une plante à privilégier dans un jardin d’ombre. En plus, elle est considérée comme une espèce dont l’influence sur l’écosystème est fondamentale.
5. Smilacine à grappes
La smilacine à grappes est une plante indigènes que l’on retrouve dans les sous-bois des forêts québécoises. Cette plante à la floraison hâtive, qui peut atteindre jusqu’à 75 cm de haut, est appréciée par les pollinisateurs. À l’automne, ses fleurs blanches se transforment en petits fruits rouges décoratifs, ce qui nourrit les oiseaux et autres petits mammifères.
Jouant un rôle écosystémique important, la plante entière peut être consommées autant crues, cuites que transformées. Cependant, attention, la smilacine à grappes peut avoir un effet laxatif lorsque consommer en trop grande quantité.
6. Arisème petit-prêcheur
L’arisème petit-prêcheur est bien connu des sous-bois québécois. Sa fleur, à la forme particulière, fleurit entre avril et juin. Sa structure permet à divers insectes d’avoir un habitat au printemps. Si votre espace à l’ombre ou mi-ombre a tendance à être humide, cette vivace indigène est idéale.
Attention à ne pas consommer cette fleur qui peut causer des brûlures intenses à la bouche.
7. Verge d’or à tiges zigzagante
La verge d’or à tiges zigzagantes est une vivace indigène que l’on trouve particulièrement dans les forêts de l’Est de l’Amérique du Nord, dont au Québec. Cette plante est parfaite pour mettre à l’ombre des arbres et des conifères, vu qu’elle est capable de fleurir dans les zones d’ombres quasi-totale. Sa rusticité se manifeste aussi par sa résistance à la sécheresse et son adaptabilité à tous types de sols. Elle est aussi considérée comme une espèce dont l’influence sur l’écosystème est fondamentale avec ses beaux massifs fleuris qui peuvent atteindre jusqu’à 90 cm. À la fin de lété et au début de l’automne ses petites fleurs jaunes se révèlent. Vous n’êtes toujours pas convaincu·e? Les verges d’or sont une source tardive de nectar et de pollen pour les pollinisateurs. En plus, ses fleurs d’automne sont une ressource précieuse pour les pollinisateurs avant l’arrivée de l’hiver.
8. Galane glabre
La galane glabre est une plante indigène du sud du Canada. Elle fleurit en fin de saison, du mois d’août au mois d’octobre, laissant apparaître de jolies fleurs blanches rosées en forme de tête de tortue.
Cette vivace est idéale à ajouter dans un jardin, car elle se plaît à la mi-ombre comme au soleil, et également dans les zones humides. Enfin, cette fleur a un rôle écosystémique important, puisqu’elle est essentielle au cycle de vie du papillon baltimore, en plus d’être une source riche en nectar pour les pollinisateurs.
9. Polémoine rampante
Située au Sud du Québec, la polémoine rampante se plaît dans les sous-bois humides de la région. Ses petites fleurs en forme de cloches fleurissent au printemps et en début d’été et illuminent les zones d’ombres de sa couleur violette. Sa floraison printanière permet aux insectes en début de saison d’avoir des ressources.
Elle est appréciée des pollinisateurs, comme les abeilles et les papillons.
10. Zizia doré
Vivace et indigène, le zizia doré fleurit en fleur jaune dés que les jours se réchauffent. Même si celui-ci préfère le plein soleil, elle tolère l’ombre et la mi-ombre.
Elle est essentielle pour les pollinisateurs précoces qui se nourrissent de son nectar, mais aussi aux papillons du céleri. En effet, les chenilles de ce papillon ont besoin de se nourrir de ses feuilles pour survivre. Enfin, cette plante a des propriétés médicinales, puisqu’il est possible d’utiliser ses racines pour soulager les maux de ventre et soulager les crampes légères.