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Démystifier les microfibres et trouver des solutions

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Dans les dernières années, la présence accrue de plastique dans nos océans est devenue source de problèmes. On parle de 6e et 7e continent qui sont deux vortex de déchets dans l’océan Pacifique. Chaque année, c’est 8 millions de tonnes de plastiques qui sont rejetées dans nos océans. Cette profusion de plastiques n’est pas sans conséquence. Par année, c’est le tiers des animaux marins qui s’entremêlent dans nos déchets et 90% des oiseaux marins en ingèrent. Les impacts du plastique affectent tout autant la biodiversité terrestre que celle marine.

Qu’est-ce que les microplastiques?

On appelle « microplastique » les particules de plastiques inférieures à 5 mm. Souvent invisibles à l’œil nu, elles proviennent de certaines industries et certains produits nettoyants, de la dégradation et de la fragmentation de déchets en plastique ou encore des vêtements synthétiques. 

Rejet de microplastiques dans les océans, par source en % :

Source : International Union for Conservation of Nature (IUCN)

Étant donné leur stabilité chimique, les microplastiques peuvent perdurer longtemps dans l’environnement. 

Le fleuve Saint-Laurent n’y fait pas exception! Selon une étude menée par une équipe de l’Université McGill, notre fleuve aurait une pollution de microplastiques s’apparentant à celle de cours d’eau près de villes densément peuplées en Chine.

Comment les microfibres se développent-elles?

Les microfibres sont des particules de plastique plus petites que 5 mm qui se détachent des tissus synthétiques d’aujourd’hui, tels que le polyester et le spandex. 

À chaque lavage, des milliers de microfibres quittent les textiles synthétiques, qui échappent aux filtres des laveuses. Environ 5% d’entre elles se faufilent des usines de traitement des eaux usées des villes et se retrouvent dans nos cours d’eau. Par année, on estime que le Canada et les États-Unis relâchent environ 880 tonnes de microfibres, ce qui représente le poids de 10 baleines bleues. 

Les microfibres absorbent des polluants organiques persistants, comme les dioxines et les pesticides organochlorés. Ils ont, par la suite, la faculté de se concentrer dans les tissus des espèces marines. 

La bioaccumulation des microplastiques

Par effet de bioaccumulation, c’est-à-dire la capacité à s’accumuler dans la chaîne alimentaire, les éléments chimiques contenus dans les microplastiques, dont les microfibres, passent du plancton aux plus gros poissons, pour se rendre aux gros mammifères, commes les humains. Pratiquement indestructibles, elles se rendent donc  jusque dans notre assiette et dans notre eau potable.

Source : Greenpeace, 2008

En moyenne, l’humain ingère 5 g de plastique par semaine, l’équivalent d’une carte de crédit, par l’entremise d’aliments et de boissons. La principale source d’ingestion de plastique est l’eau potable. On estime qu’une personne consommerait environ 1 769 particules de plastique par semaine, seulement à partir de l’eau qu’elle boit.

Que faire pour combattre les microplastiques?

Des comportements peuvent permettre de diminuer le nombre de particules de plastique générées lors de la lessive et de réduire votre impact environnemental:

  • Diminuer la fréquence de lavage;
  • Laver à l’eau froide;
  • Utiliser un détergent liquide, moins abrasifs que celui en poudre;
  • Acheter des textiles en fibres naturelles;
  • Acheter seconde main.

De plus, afin de diminuer la quantité de microfibres relâchée dans l’environnement, des filtres ont été élaborés pour les machines à laver. Ils permettent d’emprisonner au moins 87% des microfibres. À force que les microfibres s’accumulent dans le filtre, elles permettent d’emprisonner davantage de ces particules et éventuellement le filtre emprisonne 100% des microfibres. 

Le GRAME, en collaboration avec les villes participantes et RECYC-QUÉBEC, offre une subvention pour l’acquisition d’un filtre à microfibres de plastique. Les citoyen.ne.s n’ont qu’à payer les taxes. Découvrez-en plus sur le sujet!

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