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Un milieu humide, ça sert à quoi?

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Elles représentent 10 % du territoire québécois. On utilise plusieurs noms pour les désigner : étangs, marais, marécages, tourbières… Pourtant, jusqu’à aujourd’hui, les zones humides restent des écosystèmes encore fortement méconnus.

Qu'est-ce qu'une zone humide?

Le terme « zone humide » est utilisé depuis la fin des années 1960. Par contre, son équivalent anglais – « wetland » – existe depuis le début du 17e siècle. Il désigne des milieux hybrides, à la frontière du terrestre et de l’aquatique. En fait, le gouvernement du Québec qualifie de milieux humides « l’ensemble des sites saturés d’eau ou inondés pendant une période suffisamment longue pour influencer la nature du sol ou la composition de la végétation ». Cela peut être causé notamment par une nappe phréatique suffisamment proche de la surface ou dans des zones sur lesquelles une eau peu profonde recouvre les terres.

Les tourbières sont le type de zones humides que l’on retrouve en majorité au Québec. Toutefois, ces milieux se retrouvent bien souvent à l’état naturel dans des formes hybrides, telles que des associations de tourbières-marécages ou étangs-marais-marécages. Depuis le début du 20e siècle, 64 % des zones humides ont disparus ou ont été asséchées dans le monde. Aujourd’hui, ces milieux ne représentent plus que 2,6 % de la surface planétaire. Cette situation doit-elle nous inquiéter, et pourquoi?

Et à quoi ça sert, une zone humide?

Dès le 17e siècle, les milieux humides sont perçus comme des zones insalubres participant à la prolifération de maladies ou accueillant des mauvais esprits. Considérés comme improductifs, ces sites subissent une politique d’assèchement des étangs et des marais au profit des développements agricoles et urbains. À ces deux principaux facteurs s’ajoute la problématique des changements climatiques et des espèces envahissantes.

Pourtant, les zones humides sont la source de nombreux bénéfices. Les caractéristiques biophysiques de ces écosystèmes étant très changeantes dans le temps et l’espace, ils accueillent une très grande diversité d’espèces végétales et animales. Ces sites fournissent de nombreux services écosystémiques tels que l’épuration des eaux, le stockage du carbone dans l’atmosphère ou la lutte aux inondations, aux sécheresses et à l’érosion. Les zones humides sont également devenues aujourd’hui d’importants lieux de loisirs, permettant des pratiques telles que l’ornithologie ou les sports nautiques, et créant ainsi des retombées pour les économies locales.

Les zones humides de Lachine

À Lachine, cet écosystème a récemment fait l’actualité, alors que le projet d’implantation d’un nouveau parc riverain sur les berges du canal de Lachine dans les prochaines années mènera également à la création d’une zone humide. 

En attendant, on vous invite à consulter cette carte interactive qui répertorie les milieux humides du Sud du Québec, et notamment autour du lac Saint-Louis.

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