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La démystification des calibres et hauteurs d’arbres

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Aviez-vous déjà remarqué les différentes grandeurs et grosseurs des jeunes arbres plantés lors de projets de verdissement? Vous êtes-vous déjà questionné quant au développement de ces derniers dans leur nouvel environnement? L’équipe de verdissement du GRAME démystifie ces caractéristiques pour vous.

Comment déterminer le calibre d'un arbre?

Une caractéristique importante pour qualifier un arbre est le diamètre de son tronc. Habituellement calculé à la hauteur de la souche de l’arbre (DHS, soit entre 0,15 mètres à 0,3 mètres du sol) ou de la poitrine d’un humain (DHP, soit à 1,30 mètres au-dessus du sol) et indiqué en millimètres, il permet d’établir des catégories appelées “calibres”. On en distingue trois principales : le petit calibre, mesurant moins de 30 millimètres de diamètre, le moyen calibre, mesurant de 30 à 50 millimètres de diamètre, et le gros calibre, soit de plus de 50 millimètres. C’est d’ailleurs le diamètre des arbres, et donc le calibre, qui est utilisé comme barème lors du remplacement d’arbres dans plusieurs municipalités à travers le Québec.

La hauteur d’un arbre, son rythme de croissance et sa grandeur à maturité

Les arbres peuvent aussi être qualifiés selon leur hauteur. C’est une pratique répandue, surtout pour catégoriser les arbres de petit calibre. Par contre, dans ce cas, il est important de considérer le rythme de croissance et la grandeur à maturité de l’essence choisie. Une essence d’arbre ayant un rythme de croissance rapide deviendra plus grande plus vite, et donc atteindra sa grandeur à maturité plus tôt dans sa vie. On distingue trois catégories de déploiement d’arbres, à prendre en compte lors de l’achat : le petit déploiement (grandeur à maturité de moins de 9 mètres), le moyen déploiement (de 9 à moins de 15 mètres) et le grand déploiement (15 mètres et plus). Par exemple, Pinus strobus (le Pin blanc), le plus grand arbre retrouvé dans l’est de l’Amérique du Nord et atteignant 30 mètres de hauteur à maturité, a un rythme de croissance lent. Il fait 50 millimètres de diamètre lorsqu’il mesure 2 mètres de hauteur, comparativement à son diamètre à maturité qui est d’environ 1 000 millimètres.

La reprise des racines

Suite à la plantation d’un arbre, un des principaux objectifs de ce dernier sera de reconstruire ses racines ayant été coupées lors de son retrait du champ de cultivation, pour mieux s’implanter dans son nouveau milieu. Le temps nécessaire à un arbre pour bien s’implanter dans un nouveau milieu augmente considérablement avec son âge. Si l’arbre est plus âgé, il prendra plus de temps à développer des racines au sol et recommencera donc à grandir plus tard après sa plantation, comparativement à un jeune arbre.

La signification du prix d’un arbre

Un arbre de petit calibre sera vendu moins cher qu’un autre de gros calibre. En effet, l’arbre de petit calibre aura une durée de culture, et donc un coût (frais d’entretien engendrés), considérablement moins important dans le champ. 

De plus, le prix varie aussi selon le rythme de croissance de l’essence d’arbre. Si l’arbre nécessite plus de temps pour sa culture en champ avant d’atteindre les critères de ventes en pépinière, il coûtera plus cher à l’achat, comme cela est habituellement le cas pour les conifères.  

Il est toutefois important de voir cet investissement à sa juste valeur. Un arbre qui vivra des centaines d’années engendra des bénéfices, qui sont difficilement quantifiables, toute sa vie. Ceux-ci sont la purification de l’air, l’atténuation des îlots de chaleur, le contrôle de la luminosité, l’amélioration de l’humeur, et plusieurs autres encore.

Pour en savoir plus sur nos prochaines campagnes de plantation, rendez-vous au : https://grame.org/#interventions

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