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À la découverte de l’hydroélectricité avec Clima

Écrit par :

Sonia Duoc
Animatrice en éducation relative à l'environnement

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Au Québec, 72 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) sont liées au système énergétique. L’énergie est essentielle pour répondre aux besoins quotidiens des humains, comme pour :
  • Cuisiner ;
  • Conserver les aliments au frais ;
  • Se déplacer ;
  • Fabriquer des biens ;
  • Etc.
Cependant, les GES participent au dérèglement climatique. C’est pourquoi notre ami Clima a décidé de sensibiliser ses ami.e.s des garderies, des CPE et des milieux familiaux sur l’énergie afin qu’ensemble on économise l’énergie, notamment l’électricité.

Qui est Clima?

Clima est un sympathique raton laveur qui aide l’animateur du programme Lecteurs en herbe à guider les tout-petits à travers les thématiques et les lectures. Clima est d’ailleurs un expert des questions relatives à l’environnement et saura répondre à toutes sortes de questions.

Vous avez une question pour Clima? Posez-la lui!

L'HYDROÉLECTRICITÉ

Au Québec, l’électricité est produite en majorité par des centrales hydrauliques. La force de l’eau fait tourner les turbines du barrage et produit ainsi de l’électricité. L’hydroélectricité est une énergie renouvelable, qui émet peu de GES en plus d’être peu coûteuse.

Centrale hydraulique de Carillon - Hydro-Québec

Si l’hydroélectricité est considérée comme une énergie renouvelable, émettant peu de GES, elle a néanmoins des impacts sur l’environnement. 

Ainsi lors de la mise en place d’un barrage hydraulique, le mercure naturellement présent dans les sédiments devient disponible pour les organismes aquatiques :

  • Les bactéries;
  • Les planctons;
  • Les insectes aquatiques;
  • Les poissons;
  • Les mammifères.

Les espèces consommant du poisson ont des teneurs de mercure plus élevées que les espèces se nourrissant d’insectes. Il est important de préciser que la majorité des poissons consommés contiennent naturellement du mercure, quelle que soit leur provenance : pêche, marché, poissonnerie, etc. 

Des programmes de suivis et de surveillance lors de la construction des barrages hydrauliques ont pour objectifs de s’occuper de la sécurité de la santé du public. C’est pourquoi aucun cas d’intoxication au mercure n’a été décelé au Québec à ce jour (Lauzière, 2021). 

La construction des barrages hydrauliques a aussi un impact sur la biodiversité. Ainsi, le barrage engendre un obstacle pour le déplacement des espèces plus particulièrement à ceux qui migrent tels que les saumons et les anguilles. La création de barrage entraîne une diminution du nombre de la population de certaines espèces étant donné que les barrages bloquent leurs espaces de reproduction. 

Alose savoureuse - Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

En effet, selon le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs le déclin de l’alose savoureuse n’est pas uniquement la conséquence de la surpêche de l’espèce, mais est également lié à la perte d’habitats et à la perte de connectivité liée à la construction de barrages.

Toutes ces raisons justifient de faire attention à notre consommation d’énergie.

CONSTAT SUR LA CONSOMMATION DE L’ÉNERGIE

L’électricité

Un tiers de l’énergie produite au Québec est consommée par les ménages québécois. Elle est utilisée pour :

  • Le chauffage et la climatisation;
  • L’eau chaude;
  • Les électroménagers et les appareils électroniques;
  • L’éclairage;
  • Autres (piscine, pompe de puisard, outils de menuiserie, etc.).

La consommation d’énergie au Québec est parmi les plus élevées au monde. En 2018, tous secteurs confondus la consommation énergétique par habitant était égale à 224 gigajoules (GJ), en comparaison d’une moyenne de 54 GJ dans le monde. Ce qui revient à dire que les Québécois.es consomment 4 fois plus d’énergie que le reste du monde.

Une des raisons qui explique cette forte consommation est l’accès facile à l’électricité, dû aux barrages hydroélectriques répartis sur le territoire. Les ménages québécois ont tendance à gaspiller cette énergie en abondance et à petit prix. Par contre, de 1990 à 2018 on a remarqué une diminution de la consommation d’énergie des ménages de 26%. Il est donc possible en tant qu’individu de mieux consommer l’électricité à la maison et de diminuer le gaspillage d’énergie.

Des gestes simples à faire pour réduire votre consommation d'électricité dans votre foyer

  1. Éteindre vos lumières lorsque vous quittez une pièce et utilisez la lumière naturelle du soleil dès que c’est possible;

  2. Éteindre vos appareils (télévision, ordinateur, console, etc.) au lieu de les mettre en veille;

  3. Éviter de laisser l’eau chaude couler trop longtemps (il faut de l’énergie pour rendre l’eau chaude);

  4. Éteindre votre chauffage la nuit;

  5. Préférer l’utilisation d’ampoules économiques ou DEL;

  6. Couvrir vos casseroles lorsque vous cuisinez.

Vous voulez en faire plus? Découvrez d’autres bonnes habitudes à prendre.

Comment calculer votre consommation d'énergie

Vous êtes curieux de connaître la consommation d’électricité que vous avez à votre échelle? Certains outils sont mis en place pour vous donner une meilleure idée de votre consommation.

Le numérique

Mis à part l’énergie utilisée dans le secteur du bâtiment résidentiel, les ménages consomment de l’énergie avec l’utilisation d’objets numériques: téléphones intelligents, tablettes, ordinateurs, consoles de jeux et autres. Une tendance qui ne fait qu’augmenter année après année.

Ainsi, les serveurs permettant de visionner des films ainsi que toutes les applications de notre téléphone intelligent consomment de l’énergie. Selon des chercheurs, les serveurs qui alimentent ces services ont utilisé presque autant d’énergie que toute l’électricité produite en 2020 au Canada, correspondant à environ 650 térawattheures. De nombreux scientifiques s’inquiètent sur la surconsommation d’énergie causée par le digital. Même si le Québec utilise en majorité une énergie « propre » pour la production de l’électricité, soit l’hydroélectricité, les centres de données sont répartis dans le monde entier, et nombre d’entre eux n’utilisent pas des sources d’énergie non polluantes.

NETendances

Cette consommation d’énergie a continué d’augmenter avec la pandémie. En effet, deux tiers des adultes québécois avouent avoir passé plus de temps à utiliser un appareil électronique en 2020, que ce soit pour le télétravail ou bien le divertissement. Cependant, il y a moyen de réduire son empreinte numérique en changeant certaines habitudes.

  1. Évitez d’utiliser des moteurs de recherche tels que Google : il est préférable d’écrire l’adresse du site dans la barre de recherche ou d’utiliser des moteurs de recherches comme Ecosia, qui utilise les profits faits lors des recherches des internautes pour planter des arbres.
  2. Videz régulièrement votre boîte courriel afin d’éviter de faire tourner inutilement les centres de données.
  3. Stockez vos données, photos, etc. sur votre ordinateur plutôt que dans le nuage numérique (le Cloud). En effet, ces données sont stockées sur des serveurs qui ne sont pas toujours alimentés par des sources d’énergie propre.
  4. Privilégiez les disques durs externes pour vos sauvegardes.
  5. Désabonnez-vous des listes de diffusion et infolettres diverses que vous n’ouvrez jamais.
  6. Limitez le nombre de destinataires quand c’est possible. Car, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), passer de un à dix destinataires multiplie par quatre l’impact environnemental de votre courriel!

Le transport

Un autre secteur important dans la consommation d’énergie est celui du transport. En effet, selon la Régie de l’énergie du Canada, ce secteur est celui qui émet le plus de GES au Québec, en représentant 41% des GES en 2017.

OEÉ, 2020

En 2018, la moitié de l’utilisation de l’énergie dans le secteur des transports était attribuable aux véhicules personnels. Dans les dernières années, une augmentation d’achat de camions lourds et de camions légers, tel que les VUS, a rendu les transports canadiens encore plus énergivores.

En 2020, la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) dénombrait 5,2 millions de véhicules de promenade en circulation. Parmi eux, ce sont 140 000 nouveaux véhicules légers qui faisaient leur entrée sur nos routes. Cette catégorie de véhicules est très énergivore et consomme du pétrole importé par pipelines, train ou bateau (Pineau, 2021). Il est cependant toujours possible de réduire son impact environnemental.

Réduire l’impact du transport routier

  1. Favoriser les transports actifs;
  2. Utiliser les transports en commun;
  3. Opter pour des modèles de véhicules moins énergivores : véhicules hybrides ou électriques.

POURQUOI RÉDUIRE SA CONSOMMATION D’ÉNERGIE

Bien qu’au Québec on ait accès à une énergie « propre » et renouvelable, il faut l’utiliser intelligemment. En diminuant notre consommation en tant que société, le surplus d’électricité pourrait servir à chauffer nos bâtiments et électrifier nos transports. Dans un monde idéal ce surplus d’électricité pourrait être distribué dans les provinces voisines du Québec, ainsi que chez nos voisins du Sud.

Prendre de bonnes habitudes, ça commence dès le plus jeune âge! Le programme Lecteurs en herbe vise à éveiller les enfants de 3 à 5 ans à la lecture, mais surtout aux enjeux environnementaux. Apprenez-en plus sur notre programme lors de nos portes ouvertes du 12 et 15 août 2021!

🐾 LECTEURS EN HERBE EN TOURNÉE 🐾

  • Jeudi 12 août à 9 h 30 au jardin du Triangle fleuri;
  • Dimanche 15 août 2021 à 10 h 30 sur le toit vert du GRAME.

Pour l’atelier du dimanche, veuillez s’il vous plaît confirmer votre présence à ere@grame.org ou au 514.634.7205. Pour les enfants de 3 à 5 ans accompagnés d’un adulte. 

Sources

Lauzière N. (2021) : Hydroélectricité et mercure magasine Ressources et industries Énergie. Volume 1, n°2 p.34-37

Pineau P.O (2021) : L’état de l’énergie au Québec en 2021. Magasine Ressources et industries Énergie. Volume 1, n°2 p.8-11

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